Le savoir-être plutôt que le savoir-faire : découvrez le programme de mentorat de l’AFTE
Cet article est tiré d'une réunion organisée fin juin par le réseau Mix.In.T, qui promeut un espace de partage pour promouvoir la diversité et l'inclusion au sein des métiers de la trésorerie et de la finance. Après avoir abordé la question de la transmission des connaissances dans le métier de la trésorerie, un volet de la conférence était consacré au mentorat.
La trésorerie est à la fois un métier opérationnel et un métier conceptuel, qui puise ses notions dans divers mécanismes financiers. Si nombre d’entre elles peuvent s’apprendre par le biais de procédures internes, de livres ou de formations, il existe tout un pan qui concerne le « savoir-être » plutôt que le « savoir-faire » : réussir à s’imposer dans les négociations bancaires, savoir affirmer ses idées face à ses aînés, croire en ses compétences…
Ces compétences douces (soft skills) sont soit innées, soit s’apprennent par mimétisme auprès de collaborateurs expérimentés. Mais dans le cas où l’on est seul dans son organisation, la tâche peut s’avérer plus ardue. Il faut alors se tourner vers d’autres solutions, à l'instar du programme de mentorat mis en place par l’AFTE.
Une relation confidentielle et bienveillante
Le programme mentORat met en relation un professionnel expérimenté et un autre désireux d’apprendre. La relation est basée sur la confidentialité et la bienveillance des échanges, avec l’objectif de transmettre principalement du savoir-être par rapport une situation donnée. Cela peut concerner la conduite d’un entretien, la rédaction de son CV, la préparation de négociations bancaires, un regain de confiance en soi…
« Les échanges sont essentiellement basés autour du questionnement et de l’écoute : nous posons beaucoup de questions lors du premier contact afin de cerner les enjeux de la sollicitation », explique Isabelle Catusse, ex-directrice trésorerie de plusieurs groupes et désormais mentor à l’AFTE.
Plusieurs sessions vont ainsi défiler entre le mentor et son mentoré, avec l’objectif de faire monter ce dernier en compétences sur le périmètre défini. La confidentialité des échanges permet d’avoir des discussions à bâtons rompus sur certains sujets, comme la façon de présenter son CV. « Il faut parfois oser dire les choses pour qu’une prise de conscience opère. De notre côté, cela requiert cependant d’avoir assez d’expérience pour être crédible », souligne Isabelle Catusse.
La bienveillance compte aussi parmi les valeurs revendiquées du programme de mentorat. Il est important que les mentorés prennent plaisir à se confier, échanger et progresser auprès de leur mentor. Mais il est aussi attendu d’eux qu’ils développent une écoute active et soient ouverts aux points de vue alternatifs qui peuvent être proposés. C’est de cette façon qu’un enrichissement mutuel, susceptible de se transformer en levier de développement professionnel, pourra éclore de cette relation.