Résumé de la vidéo
Un vrai éclairage sur un outil souvent discuté mais rarement expliqué de manière aussi claire, merci à Pascal Quiry, co-auteur du Vernimmen, enseignant à HEC Paris et fondateur de Monestier Capital, pour sa pédagogie.
« Il y a une psychologie très forte autour du dividende, qui est un facteur décisionnaire pour certains investisseurs. Cette dimension n’existe pas sur le rachat d’actions. On l’instaure, on le supprime et personne ne vient contester cela. »
« Le taux de distribution de dividende est bien plus faible en Europe qu’aux Etats-Unis. Des sociétés comme Google, Amazon ou Berkshire Hathaway n’ont jamais versé de dividendes. Elles considèrent les rachats d’actions comme plus astucieux. »
« Le rachat d’actions s’inscrit dans une logique de réallocation du capital. »
« Lorsqu’une entreprise a fait tous les investissements qui lui semblaient pertinents et que, malgré tout, il lui reste du cash, il peut arriver qu’elle considère que cet argent sera mieux utilisé par ses investisseurs pour financer de nouvelles start-ups, comme des start-ups dans la transition énergétique. »
« Le progrès signifie qu’on alloue des capitaux propres à des sociétés qui se développent dans des secteurs nouveaux. Les investisseurs n’ont pas choisi d’être actionnaire pour que la société devienne une SICAV de trésorerie. D’autant que garder des capitaux propres revient à priver les autres entreprises des capitaux en question. »
« Le niveau de connaissance financière en France est dramatique. Les actionnaires ne s’enrichissent pas avec les dividendes : le montant distribué se répercute à la baisse sur le cours de l’action la veille du détachement. »