Résumé de la vidéo
Olivier Gavalda, directeur général Groupe Crédit Agricole SA, a pris le relai en répondant aux questions d’Agnieszka Dunoyer et Martial Brouard
« Nous voulons mieux coordonner nos moyens avec les trésoriers, en particulier sur les entreprises de taille intermédiaire. »
« Nous devons être plus efficaces. Nos grands groupes ont aussi leurs couches bureaucratiques. Nous sommes contraints par la compliance et nous voulons simplifier cela . »
« Concernant l'intelligence artificielle, le plus important au Crédit Agricole a été de construire une data marketplace où les acteurs du groupe peuvent puiser de l’information, en faisant en sorte que cette donnée reste chez nous et ne parte pas ailleurs. Je n’explique pas les problèmes que nous avons eu avec les Etats-Unis à ce sujet. Nous visons 20% de tâches administratives en moins grâce à l’IA, ce qui ne signifie pas 20% d’effectifs en moins. »
« La finance tokenisée est un sujet auquel les trésoriers doivent s’intéresser, qui peut faire baisser les coûts et rendre le temps réel plus efficace. Néanmoins, il faudra toujours des acteurs de confiance pour garantir que la blockchain est un élément de confiance pour ses utilisateurs. »
« Il faut nuancer l’impact du stablecoin. La masse de capitaux est encore très faible. Mais les banques et les pouvoirs publics auraient tort d’ignorer le sujet en essayant de fabriquer un euro numérique comme réponse. Il vaut mieux pousser un stablecoin euro et le développement de la blockchain en Europe. Donc un danger, je ne sais pas, mais une évolution technologique à appréhender et que les pouvoirs publics doivent pousser dans leur agenda, oui. »
« La cybersécurité est devenue le premier risque. Nous investissons 400 millions à 500 millions d’euros par an. Je ne peux qu’encourager les entreprises françaises, dont les ETI, à investir dedans. Être piratée commence à devenir le premier facteur de défaillance des entreprises. »
« Nous devons construire un marché unique en Europe pour assurer les financements et notre autonomie stratégique. C’est aux politiques et à la BCE d’encourager cette mise en œuvre. Je vois les difficultés que nous avons à grossir en dehors de la France et à assurer la circulation des capitaux à cause des barrières, et ce sans parler des barrières que sont les règles de solvabilité de la BCE, qui n’intègrent pas la compétitivité des banques européennes dans ses calculs. »
« La régulation est une bonne chose mais il faut jouer à armes égales. Nous devons connaître les effets bilatéraux et le développement du shadow banking et de la dette privée est un : il est l’effet collatéral des barrières que l’on a dans nos activités de financement. »
« Nous voulons accélérer en matière de transition, à un moment où on en parle beaucoup moins. Nous gardons des engagements sur l’empreinte carbone de nos financements. Nous voulons aussi nous engager sur la biodiversité et la nature au travers d’un business ».