Résumé de la vidéo
Un grand merci à Natasha Cazenave, directrice exécutive de l'European Securities and Markets Authority (ESMA) pour une intervention aussi claire qu’inspirante.
« Les entreprises européennes, avec qui nous aimerions avoir plus d’échanges directs, sont au cœur de nos préoccupations. »
« Avec 33.000 milliards d’euros, on ne manque pas d’épargne en Europe. La problématique est de connecter cette épargne aux investissements productifs des entreprises. Il faut mobiliser ces capitaux pour ne pas dépendre de financements extérieurs et assurer notre autonomie. »
« Le projet de l’Union des marchés de capitaux, lancé en 2015, a fait des progrès, mais reste trop lent. Il est important de poursuivre l’intégration en passant sous pavillon européen de grosses entités comme des Bourses, des chambres de compensation, pour retirer des barrières. »
« Sur l’Omnibus lié au reporting durable, il faut que l’ensemble des textes soit articulé de façon cohérente avec les autres obligations européennes pour que les investisseurs prennent des décisions éclairées. »
« On peut se réjouir d’une forme de leadership en Europe sur les émissions ESG. Le marché fonctionne bien et continue à se développer. »
« Le législateur européen a, pour une fois, choisi de ne pas réguler les fournisseur de données ESG car ils étaient très difficiles à identifier. Il régule en revanche les agences de notation ESG, qui sot très différentes des agences de crédit classiques. »
« Nous avons un choc d’innovations sur les nouvelles technologies. »
« Sur les cryptos, nous avons une forme de leadership avec le règlement MiCA, qui a été scruté par les régulateurs du monde entier. Le gros de nos efforts en ce moment consiste à se concerter entre régulateurs nationaux pour s’assurer que les gros acteurs cryptos reçoivent la même réponse lorsqu’ils viennent toquer à chaque porte. »
« Pour les transactions numériques, nous sommes très favorables à l’euro numérique, avec pourquoi pas un soutien des stablecoins privés. »
« La tokenisation présente beaucoup d’avantages, comme l’instantanéité, la baisse des coûts, l’accessibilité… Son usage peut être très différent si l’on parle du post-marché, des fonds monétaire, du NEUCP ou des Bourses tokenisées. »
« Le projet d’une sandbox, donc un régime temporaire, pour développer des infrastructures de marché tokenisées ne correspondait finalement pas aux ambitions des acteurs européens. Nous avons indiqué à la Commission européenne que ce format était un obstacle à l’innovation et nous espérons voir des changements prochainement. La SEC, via son Projet Crypto, veut par exemple transformer l’ensemble de ses textes de marché pour pouvoir les transposer sur une blockchain. »
« L’Union de l’épargne et de l’investissement n’a pas pour ambition d’aboutir à une SEC européenne. Un complexe nous pousse à nous comparer aux Américains mais nos marchés sont différents. C’est différent d’avoir 27 Etats souverains avec un projet commun que des Etats fédéraux. »