Valorisations mark to market des banques : doit mieux faire !

Extrait du sommaire :
Let 246
04/2008
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  • UN POINT DE VUE SUR LES MARCHÉS : Retour d’élastique
  • L’ENTRETIEN : Dominique Fraisse, Directeur financements et trésorerie, GROUPE LIMAGRAIN
  • DOSSIER : Cash management international : tirer parti d’une conjoncture délicate
  • ACTUALITÉS : L’AFTE forme les trésoriers de demain
  • MÉTIER : Michelin : trois ans pour créer une véritable trésorerie Groupe
  • CHANGES : Le carry trade devient plus sélectif
  • SYSTÈMES DE COMMUNICATION : L’ « interopérabilité », bête noire de l’informatique des entreprises (Deuxième partie)
  • COMPTABILITÉ : Refinancement des actifs par voie de cession-bail : quels impacts selon les normes IFRS ?
  • TRIBUNE LIBRE : Gestion monétaire dynamique et responsabilité sociale de l’investissement financier
  • AGENDA

Editorial :

Les entreprises doivent publier à la fin de leurs exercices, et aux périodes intermédiaires, les valorisations mark to market de leurs portefeuilles d’opérations de change et de taux d'intérêt. Pour plus de sûreté, les commissaires aux comptes demandent aux trésoriers et aux back-offices des services trésorerie des valorisations externes. Les banques avec qui les opérations ont été conclues sont mises à contribution en priorité. Malheureusement, le reporting des banques est extrêmement pauvre et obtenu très tardivement, il existe un grand flou sur les données de marché, il est quasiment impossible de vérifier les formules de calculs, … On pourrait admettre d'avoir des valeurs légèrement différentes de taux d'intérêt et de volatilité. Mais les fixings de référence utilisés pour les cours de change sont trop souvent incohérents : fixing de la Banque centrale européenne, cours de clôture de Paris, de Londres ou de New York, fixing propre à la banque.

L’AFTE constate que depuis un an(1), aucun progrès significatif n'a été accompli dans ce domaine. La plupart des banques ne fournissent aucune information sur les paramètres utilisés pour les calculs, supprimant ainsi toute discussion avec les trésoriers. De plus, il n'est pas rare de trouver des erreurs dans les valorisations mark to market des banques : portefeuilles incomplets, inversions du sens des opérations, erreurs de signe ou de valeur des paramètres,…

Or ces valorisations ont une très grande importance : elles participent à l’arrêté comptable et à la détermination du résultat, elles sont publiées dans les comptes, et il faut être à même de fournir le détail des calculs aux commissaires aux comptes. Deux objectifs doivent donc guider les valorisations mark to market : la transparence sur les formules utilisées par les banques et les données de marché, ainsi que l’auditabilité des valorisations par les commissaires aux comptes des entreprises.

Malgré les développements de l'informatique et l'emploi de nombreux spécialistes du calcul mathématique dans les salles de marché, il est difficile de comprendre pourquoi les banques ne sont pas capables de produire les valorisations des opérations de change et de taux d'intérêt demandées par leurs clients. Pour l’AFTE, il s'agit là d'un service normal, de base même, que devraient fournir toutes les banques, certaines trop rares le faisant déjà. Peut-être faut-il s’adresser aux responsables marketing des banques pour que celles-ci s’intéressent enfin aux besoins de leurs clients trésoriers d'entreprise !

Espérons que les banques sauront répondre aux attentes des trésoriers d'entreprise, sinon ceux-ci risquent de faire appel à des prestataires de services externes !

(1) : En avril 2007, la Lettre du Trésorier titrait sur « La boîte noire des valorisations mark to market »

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