OPCVM monétaires : agir avant qu’il ne soit trop tard

Extrait du sommaire :
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09/2008
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  • EDITORIAL : OPCVM monétaires : agir avant qu’il ne soit trop tard
  • UN POINT DE VUE SUR LES MARCHÉS : France, zone euro hors Allemagne : le piège à croissance faible
  • DÉCÈS : Jacques Pillet n'est plus
  • DOSSIER : Comment organiser sa trésorerie aujourd’hui ?
  • ACTUALITÉS : Les situations de trésorerie continuent à se dégrader
  • SEPA : 2012 : l’Odyssée d’ETEBAC
  • TRIBUNE LIBRE : Faut-il revoir les indicateurs de performance des entreprises ?
  • MATIÈRES PREMIÈRES : Comment sont calculés les cours des matières premières ?
  • COMPTABILITÉ IFRS7 : quelques enseignements de la première application

Editorial :

L‘AFTE estime vital que soit préservé le savoir-faire de l’industrie financière française en matière de gestion collective. C’est pourquoi, un an après le déclenchement de la crise des subprime mortgages, l’AFTE s’inquiète de l’extrême lenteur avec laquelle les discussions de Place avancent.

Rappelons nos propositions, et tout d’abord en termes d’information. Nous pensons qu’il est hautement souhaitable d’avoir une meilleure vision des portefeuilles et des risques pris par les gérants de ces portefeuilles, de bannir tous les noms d’OPCVM qui peuvent induire en erreur, de travailler à une information stable et non trompeuse sur les classifications auprès des fournisseurs de bases de données. De même, il est indispensable d’améliorer la transparence sur les relations maison mère – OPCVM et de faire en sorte que les prospectus soient plus concis, correspondent mieux à la réalité de l’objectif de gestion et à la nature des investissements potentiels des OPCVM. Au sein de chaque OPCVM monétaire, un engagement écrit, clair et signé doit être pris par le gérant sur les lignes directrices de sa gestion et sur la sécurité de son fonctionnement.

Tout cela doit aller de pair avec l’actualisation de la « Fiche Mensuelle de Gestion d’OPCVM - FMGO » dans le cadre d’un travail conjoint entre investisseurs et gérants, et la promotion de son usage auprès des sociétés de gestion qui ne l’utilisent pas encore. En effet, il est important que les investisseurs puissent apprécier correctement les objectifs recherchés par la gestion, qu’ils disposent de données financières sur la performance et les ratios de risque, homogènes, standardisés et donc facilement comparables.

Sur les fonds en eux-mêmes et leur classification, l’AFTE continue de préconiser haut et fort d’éviter le mélange des genres et de recourir à une vraie segmentation dans la gamme monétaire. Ainsi, l’AFTE souhaite voir émerger deux, voire trois types de fonds qui devraient être clairement identifiés au sein des gammes des sociétés de gestion : des fonds monétaires purs, très courts (« dits monétaires de très court terme ») aux fonds monétaires à horizon plus long, de trois à plus de douze mois (« dits de trésorerie »). De cette classification découleront bien évidemment des règles de fonctionnement adaptées : valorisation linéaire pour les papiers inférieurs à 3 mois, recours au marked to market pour les maturités ou papiers d’échéances supérieures à 3 mois, … Le débat peut ensuite s’ouvrir pour savoir s’il faut créer une nouvelle classification AMF ou s’il faut attribuer un label « Fonds monétaires de très court terme » au sein de l’actuelle catégorie « OPCVM monétaires euro ».

« 2008, l’année du dialogue avec les investisseurs » titrait en début d’année l’AFG, l’Association Française de Gestion Financière. Il reste encore un trimestre pour concrétiser ces belles intentions.

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