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Bâle III menace le financement de l’économie
La lettre du trésorier - Publié le 1 juin, 2011 - 09:01. |
| Extrait du sommaire : | |
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Editorial : |
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Depuis la mise en place, à la fin des années 80, du ratio Cooke, la Banque des règlements internationaux (BRI), basée à Bâle, n’a eu de cesse de renforcer la solidité du système bancaire mondial. Dans un premier temps, il s’agissait de s’assurer que les banques disposaient d’assez de fonds propres pour faire face à la défaillance de l’une de leurs contreparties. La BRI cherchait à ce que le défaut d’une contrepartie de la banque ne provoque pas sa propre défaillance et, par effet domino, le défaut du système bancaire mondial. La banque devait démontrer qu’elle disposait de 8 de fonds propres pour 100 d’engagements. Dès 2004, la BRI s’est inquiétée du développement de produits et procédés qui permettaient au système bancaire de s’affranchir, pour partie, des contraintes du ratio Cooke. C’est la grande époque des titrisations, opérations hors bilan, émissions de titres hybrides... L’objet de Bâle II était la prise en compte de l’ensemble des risques encourus par une banque : au-delà du risque de contrepartie, les autorités bâloises voulaient s’assurer que l’organisation et le contrôle interne des banques résisteraient à un grand choc et que l’information fournie par les banques était pleine et entière. Le niveau de fonds propres requis n’est pas modifié : 8 de fonds propres pour 100 d’engagements. Bâle II n’est toujours pas entièrement déployé, les autorités des Etats-Unis d’Amérique ayant annoncé qu’elles n’en demanderaient pas l’application aux banques qui sont sous son autorité. Tout cela n’a pas empêché la BRI de se lancer dans des travaux d’adaptation des ratios prudentiels : Bâle III est né. A la lumière de la totale défiance envers le marché interbancaire constaté après la défaillance de Lehman Brothers, les autorités bâloises ont jugé indispensable de renforcer les fonds propres durs des banques et de mesurer leur résistance à un non-accès au financement auprès de la banque centrale pendant 30 jours (LCR) et de limiter le risque de transformation excessif à l’horizon d’un an (NSFR). Les fonds propres durs doivent passer de 2 à 4,5 % d’ici à 2015 et à 7 % d’ici à 2019. Selon leur habitude, les marchés financiers s’attendent à ce que les banques respectent tout de suite les nouvelles exigences. |
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Cet ouvrage a pour objectif de définir le crédit inter-entreprises, d’en expliquer l’origine mais aussi de donner des clés pratiques pour le maîtriser et l’optimiser, sachant que, comme dans bien des domaines, la réponse est entre les mains de celui qui pose la question. Dans l’entreprise, la solution a pour nom gestion.
A un moment charnière pour l’Europe, il est indispensable que l’AFTE fasse entendre sa voix dans un contexte où les réformes, au mieux ne traitent pas les vrais enjeux pour les entreprises, au pire en font les victimes collatérales de mesures visant les marchés financiers...




